Fiches descriptives

Paruline à collier

C'est la plus petite de nos parulines. Elle niche dans les forêts parvenues à maturité, idéalement de plus de 20 ans. Elle aime les pessières humides et marécageuses ainsi que les forêts mixtes ou les îlots de conifères dans les forêts feuillues. Le chant du mâle est un trille rapide qui monte et qui finit sèchement par un «souip!» explosif: «trriiiiiiiiiiiiiiiiiiii souip!». Le dessus de l'oiseau est bleuté, la gorge et la poitrine sont jaunes et la gorge est traversée d'un collier noir. Le ventre est blanc jusqu'aux sous-caudales, les ailes plus foncées que le reste du corps. Un cerceau oculaire est présent. La femelle est semblable, mais le collier est absent. Les deux sexes ont une tache jaune verdâtre sur le dos en toute saison.

Faits marquants 

La Paruline à collier est beaucoup associée au lichen de type Usnea (lichen qui ressemble à des guirlandes dans les conifères). Grâce à sa petite taille et sa légèreté, elle peut installer son nid dans l'une de ces touffes de lichen. Sa petite taille lui permet aussi de s'alimenter au bout des petites branches fragiles, là où aucune autre paruline ne le peut, ce qui lui évite la compétition avec les autres espèces. Il lui arrive aussi d'inspecter les troncs à la manière des sittelles.

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6 observations
Paruline à gorge orangée

Cette paruline se déplace à la cime des conifères comme une petite flamme brillant sur fond sombre. Elle quitte rarement la strate supérieure des arbres, où elle se nourrit et construit son nid. Au Canada, elle est associée aux forêts mixtes et conifériennes matures, spécialement celles abritant le Sapin baumier. Le chant du mâle se termine par des notes très aiguës, souvent à peine audibles : « tsi tsi tsi tsi tsi ii, dzii dzii dzii ». L’orange vif de la gorge et de la tête du mâle tranche avec le noir de ses joues et de son dos. La femelle arbore une livrée semblable mais moins éclatante.

Faits marquants 

Elle est la seule paruline en Amérique du Nord à avoir la gorge orange flamboyant, ce qui facilite son identification. Elle est territoriale sur ses aires de reproduction et solitaire en hiver. Elle forme des groupes uniquement en migration, se mêlant alors à d'autres petits passereaux.

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4 observations
Paruline à tete jaune

Rarissime au Canada, cette paruline n'apparaît sporadiquement que dans l’extrême sud-ouest de la Colombie-Britannique. On la rencontre dans les grandes forêts de conifères typiques de l’Ouest américain, principalement celles où abondent les Sapins de Douglas. Puisqu’elle se déplace au sommet des grands arbres, on l’entend plus souvent qu’on ne la voit. Son chant, très variable, est généralement composé de plusieurs notes aiguës suivies de notes plus brusques ou d'une série rapide de notes bourdonnantes suivies de notes sifflées montantes puis descendantes. Le mâle a la tête entièrement jaune, le dos et les ailes gris olive avec deux larges barres alaires, et la gorge noire. La femelle lui ressemble mais apparaît plus terne.

Faits marquants 

La Paruline à tête jaune s’hybride parfois avec la Paruline de Townsend, une proche parente et rivale, dans l'étroite zone où leurs aires de répartition se chevauchent, en Oregon et dans l’État de Washington.

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3 observations
Paruline à couronne rousse

Cette paruline nous arrive tôt comparativement aux autres parulines, vers la fin d'avril. Elle est typiquement associée aux tourbières boréales. Peu abondante au Québec méridional, on la rencontre davantage plus au Nord. Son chant est un faible trille rauque pouvant rappeler le bruant familier. Elle est la seule paruline avec une calotte rousse et tout le dessous du corps est jaune, jusqu'aux sous-caudales. Le dos est brun verdâtre.

Faits marquants 

Cette paruline a l'habitude de hocher sans cesse la queue quand elle se déplace, et elle chasse les insectes généralement assez proche du sol. Durant la couvaison, lorsqu'un prédateur (ou un observateur) s'approche, elle quitte le nid longtemps à l'avance, ce qui le rend presque introuvable parmi la végétation.

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4 observations
Paruline à flancs marron

Peu farouche, la Paruline à flancs marron est facile à identifier à sa calotte jaune et à ses flancs marron, présents chez les deux sexes mais plus prononcés chez le mâle. Elle est associée aux milieux en régénération après perturbation, surtout ceux où la strate arbustive feuillue est dense. L’activité humaine a largement contribué à l'expansion de ces habitats, et donc à l’abondance de l’espèce. Son chant ressemble à celui de la Paruline jaune (« tiens-tiens-tiens où es-tu? »), l'accent tonique étant toutefois placé sur l'avant-dernière plutôt que sur la dernière note.

Faits marquants 

Chez cette paruline, le mâle a deux types de chants distincts. Le premier, composé d'une finale accentuée, sert principalement à attirer une femelle; sa fréquence diminue donc une fois la nidification bien entamée. Le second, à la finale non accentuée, est plutôt réservé à la défense du territoire et aux rencontres agressives avec d'autres mâles.

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4 observations
Paruline à joues grises

Cette paruline est commune et s'accoutume de plusieurs milieux différents. Globalement, elle est associée aux milieux avec une végétation dense de moins de 3m de haut où les feuillus sont abondants, les éclaircies et les secteurs en régénérescence. Son chant est en deux parties et termine souvent par un trille. Ses dessous sont entièrement jaune vif, de la gorge aux sous-caudales. Sa tête grise tranche bien sur le jaune, et ses cercles oculaires blancs sont un bon critère pour l'identifier.

Faits marquants 

Elle chasse sur les troncs, les branches et les feuilles en remontant de la base vers la cime des arbres. Elle peut aussi attraper les insectes en plein vol. Son chant peut souvent être confondu avec celui de la paruline à croupion jaune. En période de reproduction, le mâle a une tache rouge brique sur la tête difficile à apercevoir.

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5 observations
Pic à ventre roux

Le Pic à ventre roux est peu fréquent au Canada; il est plus commun dans l'est des États-Unis. Ce joli pic fréquente les bois inondés, les forêts de feuillus possédant des clairières, les pâturages et les bords de route. Plus rare en été, il nous visite surtout l'hiver, où on peut l'observer de passage aux mangeoires. Ce pic émet souvent un «krouii» aigu, roulé et grinçant qui peut être confondu avec le cri du Pic à tête rouge. Le dos, les ailes et la queue de l'oiseau sont noirs fortement striés de blanc, le dessus de la tête et la nuque sont rouge vif, la face, la joue et le dessous du corps sont beiges. La femelle lui ressemble hormis que le dessus de sa tête est beige; uniquement sa nuque est rouge. En vol, on peut facilement remarquer son croupion blanc.

Faits marquants

Sa période de reproduction débute très tôt, dès le mois de janvier, où il commence déjà à émettre des cris pour attirer les femelles et pour défendre sa cavité, creusée dans un arbre mort. Ces cavités sont précieuses et farouchement défendues des autres pics et de l'Étourneau sansonnet qui tente parfois de lui voler.

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3 observations
Pygargue à tête blanche

Cet aigle majestueux, emblème aviaire des États-Unis, est fort connu des initiés et des non-inités à l'ornithologie. Un habitué des cours d'eau, le pygargue fréquente les lacs, les rivières et le bord de la mer pour s'alimenter. Il se nourrit principalement de poissons mais est très opportuniste et s'accommode de mammifères, oiseaux et charognes. Il est plus abondant dans l'ouest du pays, près des rivières où le saumon abonde. Son cri est un: «klik-kik-ik-ik-ik» aigu et grinçant. L'adulte a le corps entièrement brun foncé, la tête et la queue blanches et un fort bec jaune. Le jeune est entièrement brun mais le dessous de ses ailes et son corps sont parsemés de traces blanches. Les sexes sont semblables.

Faits marquants

Entre les années 50 et 70, le pygargue a subi un déclin spectaculaire au DDT, un pesticide populaire à l'époque. Depuis, les programmes de sauvetage, élevage, sensibilisation au public et préservation ont été faits à grande échelle aux États-Unis pour augmenter ses effectifs, et le DDT a été interdit. La population de pygargues s'en porte de mieux en mieux depuis.

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22 observations
Paruline à tête cendrée

Cette magnifique paruline habite les forêts mixtes ou conifériennes. Commune, elle niche dans les forêts de tout âge, perturbées ou non, sèches ou humides. Son habitat favori pour la reproduction est la jeune forêt dominée par l'épinette et le sapin. Son chant se reconnaît par sa simplicité et ses phrases courtes: «ouita-ouita-ouitchou». Le dessus de l'oiseau est gris bleuté hormis le croupion qui est jaune. Le dessous est entièrement jaune vif fortement rayé. La gorge est séparée de la poitrine par un collier noir d'où naissent les grosses rayures noires qui descendent jusqu'au bas des flancs. Elle porte un masque noir avec un trait blanc derrière l'œil. Les sous-caudales sont blanches, la queue est traversée d'une large bande blanche à mi-distance. La femelle ressemble au mâle en plus terne, plus verdâtre et moins rayée.

Faits marquants 

On peut souvent voir cette paruline baisser les ailes et étaler la queue à la manière de la Paruline flamboyante. Durant la saison de reproduction, le mâle chasse les insectes dans le haut des arbres, non loin de son perchoir de chant, alors que la femelle utilise la partie basse de la forêt, non loin du nid. Hors reproduction, les deux sexes se nourrissent dans la partie basse de la forêt, au bout des branches.

 

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7 observations
Paruline à gorge noire

Son chant est l'un des premiers chants de paruline que le débutant retient: «Zi-zi-zi Zou-zi!» Cette paruline est difficile à apercevoir car elle se tient à la couronne des arbres. Elle est typique des sapinières, souvent associée au pin blanc et à la pruche du Canada. Elle aime les conifères matures fournis sur plusieurs étages. La gorge et la poitrine noire du mâle tranchent nettement sur le ventre blanc et la tête jaune. Le dos est olive et les flancs striés de noir. La femelle lui ressemble beaucoup mais a plutôt la gorge jaune et le noir de sa poitrine est effacé.

Faits marquants 

Elle a un comportement particulièrement bruyant quand elle s'alimente, en poussant sans cesse de petits cris. Le vol sur place sous les branches pour y débusquer des insectes est typique chez cette espèce. Elle concentre ses activités dans la portion médiane supérieure des arbres, laissant la cime et les strates plus basses aux autres parulines pour éviter la compétition.

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4 observations
Paruline noir et blanc

Tout de noir et de blanc vêtue comme l’indique son nom, cette paruline se distingue des autres par son habitude de se nourrir en parcourant le tronc et les branches d’arbres à la recherche d'oeufs et de larves d'insectes, tout comme le font pics, sittelles et grimpereaux. Habitant les forêts feuillues ou mixtes, elle construit son nid au sol ou tout près, souvent au pied d’un arbre ou d’un buisson. Son chant très aigu rappelle une roue qui grince: « oui-si, oui-si, oui-si ». Mâle et femelle sont fortement rayés, la femelle sans noir à la joue ni à la gorge.

Faits marquants 

Cette paruline a une griffe postérieure très longue et des pattes plus fortes que les autres parulines, ce qui l’aide à s'agripper et à se déplacer sur l'écorce. Sa niche alimentaire particulière lui permet de se nourrir tôt au printemps, avant la feuillaison.

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4 observations
Petite Buse

De la taille d'une corneille, cette buse est forestière et discrète. Elle fréquente les forêts de feuillus et les forêts mixtes et elle niche en bordure des clairières de ces forêts, où elle peut chasser les petits mammifères, les petits passereaux et les grenouilles. Lorsqu'elle plane au-dessus de la forêt, elle émet des sifflements aigus et plaintifs qui facilitent son identification: «ti-piiiiii». Elle a le dessus du corps brun foncé, une queue courte traversée par de larges bandes noires et blanches, le dessous est blanc fortement taché de roux. Les ailes en vol sont arrondies et blanches bordées de noir. Le juvénile est beaucoup plus pâle en dessous. Les deux sexes sont semblables.

Faits marquants

Cette buse migre en énormes groupes lâches pouvant compter plusieurs centaines d'individus. En période de nidification, contrairement à la plupart des autres rapaces, la Petite Buse se montre peu agressive envers les intrus, les tolérant sur une très courte distance du nid sans réagir.

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6 observations
Paruline du Canada

Cette jolie paruline est l’une des plus agressives dans la défense de son territoire. Elle peut même feindre une blessure pour détourner l’attention des prédateurs. Elle fréquente les forêts riveraines mixtes au sous-bois dense et préfère nicher dans les grands buissons à proximité de milieux humides ou de plans d'eau. Son chant, énergique, rappelle celui du Chardonneret jaune, en plus rapide et plus court. Le mâle a le dessus du corps gris-bleu et le dessous jaune vif; il se reconnaît aussi à ses lunettes jaunes et à son joli collier de raies noires, plus estompé chez la femelle, du reste plus terne.

Faits marquants 

C'est l'une des dernières parulines à nous arriver au printemps, et l'une des premières à partir à l'automne, se dirigeant tôt vers ses aires d'hivernage sud-américaines. Les pertes d'habitat dans ses quartiers d'hiver ont largement contribué à la diminution de ses effectifs.

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2 observations
Paruline couronnée

Cette paruline aux allures de grives possède un chant facile à retenir: un «pé tipé TipÉ TIPÉ» en crescendo qui retentit loin et fort dans la forêt. Elle est associée aux couverts forestiers matures et fermés dont le sous-bois est dégagé. Elle est commune dans les forêts de feuillus où dominent l'érable à sucre, le peuplier faux-tremble et le bouleau à papier, plus rarement dans les forêts de conifères. Elle a le dessus du corps brun uni et le dessous blanc fortement rayé. Elle a une calotte traversée de deux bandes noires et d'une zone centrale orangée.

Faits marquants 

Son nom anglais «Ovenbird» fait référence à l'aspect de son nid. Ce dernier est placé sur le sol et est recouvert d'un dôme herbacé rappelant un four à pain. Par son aspect et son habitude de marcher au sol pour se nourrir, cette paruline a longtemps été considérée comme membre de la famille des grives.

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3 observations
Pipit d'Amérique

Cet oiseau discret au plumage terne peut être vu pratiquement partout en Amérique du Nord. En période de nidification, il se trouve dans la toundra, mais sur la côte ouest, certains nichent jusqu'au sud de la Colombie-Britannique. En migration, alors qu'il descend vers ses aires d'hivernage, on peut l'apercevoir dans les champs labourés, les champs où l'herbe est courte et le long des rivages, toujours au sol. En vol, il émet souvent son «tchip-tsi-hip» ou un «djit» aigu. Le dessus du corps de l'oiseau est brunâtre uniforme, le dessous est blanc beige strié de fines rayures sur la poitrine et les flancs. La queue, hochée constamment, est bordée de rectrices blanches qui facilitent son identification en vol. Le sourcil, plus pâle, est de la même couleur que le ventre. Les sexes sont semblables.

Faits marquants 

Pour attirer les femelles en période de reproduction, le mâle se pose sur une roche en évidence puis s'élève jusqu'à 50 mètres dans les airs à la verticale avant de redescendre en tombant doucement tel une feuille, ailes et pattes déployées. En migration, ils peuvent former des groupes allant jusqu'à plus de 100 individus qu'on peut alors observer s'alimentant dans les champs au sol.

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4 observations
Plectrophane des neiges

Nous avons le loisir d'observer le Plectrophane des neiges uniquement en hiver sous nos latitudes. L'été, il niche dans la toundra et arbore alors son superbe plumage nuptial noir et blanc. À ce moment, il est entièrement blanc à l'exception du dos, de la queue et du bout des ailes qui sont noirs. L'hiver, mâle et femelle sont similaires, blanc taché de rouille sur la tête, le dos brunâtre et le bout des ailes et de la queue noir. Le chant du mâle en été est un beau gazouillis cristallin: «houdidi fit-fit fiou» répété souvent. En hiver, ils se tiennent en grand groupe sur la neige et on peut entendre leurs cris incessants: «brrrt».

Faits marquants 

Ce sont les oiseaux terrestres qui nichent le plus au nord. Ils dorment au sol en groupe, directement sur la neige, et ils sont tellement résistants au froid qu'ils ne se blottissent même pas les uns contre les autres pour se réchauffer.

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6 observations
Piranga écarlate

Ce magnifique passereau qui porte bien son nom affectionne principalement le chêne, le bouleau, le hêtre à grandes feuilles, l'érable à sucre et la pruche. Il aime les forêts aux voûtes forestières hautes et denses. Très discret malgré son plumage rouge éclatant, la meilleure façon de le repérer en forêt est de tendre l'oreille. Son chant rappelle celui du Merle d'Amérique qui aurait la voix enrouée. En plumage nuptial, le mâle est rouge écarlate avec les ailes et la queue noires. Le reste de l'année, il ressemble à la femelle; le noir de ses ailes et de sa queue perd de l'éclat et le corps devient jaune verdâtre.

Faits marquants

Le mâle et la femelle ont le même régime alimentaire, mais leurs comportements d'alimentation sont très différents. La femelle attrape les insectes plus haut dans les arbres que le mâle, surtout au bout des branches, alors que le mâle chasse près du tronc. Cette espèce est souvent parasitée par le Vacher à tête brune.

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3 observations
Pic flamboyant

Ce gros pic est sans contredit notre plus flamboyant, comme le dit bien son nom. Son dos est brun pâle finement strié de noir à l'horizontale, son ventre est couleur crème parsemée de jolis pois noirs, la poitrine possède un large plastron noir, la calotte est grise bleutée, la face roussâtre et une moustache noire chez le mâle. La femelle est identique hormis la moustache. En vol, son croupion blanc est facile à repérer, ainsi que le dessous doré de ses ailes et de sa queue. Le Pic flamboyant aime les forêts clairsemées, les brûlés, les lisières de coupes forestières ainsi que les campagnes et banlieues riches en arbres. Le mâle émet un cri tonitruant qui porte loin et qui est facile à identifier: «Ouik! Ouik! Ouik! Ouik! Ouik...»

Faits marquants 

Contrairement aux autres pics, le flamboyant se nourrit principalement au sol, surtout de fourmis. Le couple serait formé pour la vie, chose peu courante.

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30 observations
Paruline flamboyante

La flamboyante est l'une des parulines les plus couramment observées au Québec. Elle préfère les boisés feuillus, surtout ceux en régénérescence et ceux aux sous-bois denses et broussailleux. La flamboyante porte bien son nom; ses couleurs attirent rapidement l'oeil de l'observateur. Les taches orange vif aux ailes et à la queue tranchent parfaitement avec son dos et son poitrail noir. Le ventre est blanc. La femelle a le même agencement de couleurs mais plus terne: jaune au lieu d'orange et olive au lieu de noir. Chant très aigu peu mélodieux terminant souvent sur une note rauque.

Faits marquants 

Les mâles mettent un an à acquérir leur plumage adulte, ce qui fait qu'ils obtiennent leur livrée flamboyante seulement à deux ans. Les jeunes mâles d'un an ont les mêmes couleurs que les femelles et peuvent se reproduire quand même. Ils peuvent profiter de leur livrée plus terne pour s'introduire furtivement sur le territoire d'un mâle plus vieux et obtenir des copulations clandestines avec des femelles. Cette paruline serait d'ailleurs parfois polygyne (un mâle veille aux nichées de plusieurs femelles).

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11 observations
Passerin indigo

Ce magnifique passereau bleu éclatant sait attirer l'attention de l'observateur. Encore peu commun au Canada, il est présent uniquement dans l'extrême sud de l'est du pays. Il est plutôt commun aux États-Unis. Il fréquente les clairières, les secteurs en régénérescence et les milieux ouverts où s'entremêlent buissons et grands arbres. Son chant est un beau gazouillis aux notes répétées deux fois qui rappelle celui du Chardonneret jaune. La strophe «clin-clin» est souvent insérée au milieu et à la fin. Le mâle est entièrement bleu indigo de la tête à la queue, les rémiges primaires plus foncées. La femelle, complètement différente, est uniformément brune, avec parfois des traces de bleu diffus aux ailes et à la queue. Le jeune mâle à son premier printemps est intermédiaire entre la femelle et le mâle: brunâtre parsemé de taches bleues.

Faits marquants 

Le mâle peut parfois avoir jusqu'à 4 femelles nicheuses sur son territoire, mais ça reste peu fréquent. Le passerin est souvent victime du Vacher à tête brune qui vient pondre un ou plusieurs œufs dans son nid. Si le vacher pond avant que la femelle passerin ait pondu ses propres œufs, cette dernière abandonne le nid. Si le vacher pond quand la femelle passerin a déjà pondu ses œufs, la plupart du temps elle accepte l'œuf intrus, le couve et l'élève avec ses oisillons. Ses oisillons ont toutefois moins de chance de survie car le vacher, plus gros et à croissance rapide, monopolise la nourriture rapportée au nid par les parents.

 

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6 observations
Paruline jaune

Cette jolie paruline jaune vif très commune égaie nos campagnes. Son chant est mélodieux et bien reconnu des observateurs: «Ptit-ptit-ptit pantalon gris!» ou encore: «huit-huit-huit pantalon huit!» Elle aime les endroits ouverts avec arbustes en bordure de cours d'eau, les fourrés humides, les jardins et les parcs. Le mâle est d'un jaune plus vif que la femelle et sa poitrine est parsemée de rayures rouge brique. Le dos est plus foncé. La femelle est plutôt olive.

Faits marquants 

Les femelles peuvent aussi chanter en situation de conflit avec d'autres femelles. Cette paruline est très souvent parasitée par le Vacher à tête brune. Pour empêcher la femelle vacher de pondre, elle s'écrase sur son nid et étale ses ailes. Elle peut distinguer les oeufs du vacher des siens et ainsi abandonner le nid, construire un second nid par-dessus l'autre et pondre de nouveaux oeufs ou accepter les oeufs intrus.

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19 observations
Plectrophane lapon

Cet oiseau vivant dans la toundra est rarement observé sous nos latitudes. On peut à l'occasion le voir l'hiver avec des groupes de plectrophanes des neiges ou d'alouettes cornues. Le chant du mâle en été sur son territoire de nidification est un gazouillis court, vigoureux et mélodieux. En hiver, on peut l'entendre émettre un petit «Tiou» qui évoque le début de son chant. Le mâle en été revêt un plumage nuptial magnifique: la calotte, la face, les joues et la gorge deviennent noires, un large bandeau blanc derrière l'oeil et une jolie nuque rousse sont présents, le dos est brun et le ventre blanc. La femelle lui ressemble mais n'a pas le masque noir et tout le reste semble délavé. En hiver, le mâle ressemble à la femelle.

Faits marquants 

Le Plectrophane lapon est l'un des oiseaux terrestres les plus communs et répandus dans la toundra canadienne. Les 4 à 6 jeunes qui quittent le nid 8 à 10 jours après l'éclosion, encore incapables de voler, sont séparés par les parents en deux groupes. Chaque parent élève chacun de son côté les jeunes de leur petit groupe jusqu'à l'indépendance.

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3 observations
Puffin majeur

Cet oiseau marin cousin des albatros est un grand voyageur. En effet, au cours d'une année il aura effectué le grand tour de l'océan Atlantique, du sud au nord et vice-versa. Il niche sur les pentes d'îles rocheuses dans l'océan Atlantique sud en grande colonie, d'octobre à décembre (l'été austral). Il entame ensuite son voyage vers l'Atlantique nord, et il est présent sous nos latitudes en été, vers juillet-août. À ce moment, il est présent dans le golfe du Saint-Laurent, s'alimentant en mer. Il se rend ensuite jusqu'au Groenland. En novembre, il est rendu au large de l'Europe, puis de l'Afrique, en route vers son aire de reproduction. Silencieux en mer, ils émettent des sons grinçants lorsqu'ils se disputent la nourriture. Le dessus du corps est brun foncé, le dessous blanc. Un collier blanc est présent à la nuque et la queue possède une large tache blanche à sa base. On peut remarquer en vol ses longues ailes étroites. Il plane longtemps au ras de l'eau avant de battre des ailes énergiquement. Les sexes sont identiques.

Faits marquants 

Rapide en vol, il peut aller jusqu'à 80 km\h quand le vent est favorable. Ces oiseaux sont capables de projeter une substance huileuse et nauséabonde de leur bec afin d'éloigner les intrus de leur nid.

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2 observations
Paruline masquée

Très commune, cette paruline aime les milieux ouverts et broussailleux, idéalement humides. Elle est très flexible sur le choix de son habitat de nidification, ce qui explique qu'elle soit aussi commune. Son chant est bien connu des observateurs: «Ouistiti-ouistiti-ouistiti-ouit!» rapide et fort. En période de nidification, le mâle porte un large masque noir bordé de gris bleuté. La gorge et la poitrine sont jaune vif et le dos est brun. La femelle est plus terne, sans masque noir. Les sous-caudales jaunes sont un bon moyen de l'identifier à l'automne.

Faits marquants 

Elle passe le plus clair de son temps dans les plus bas niveaux de la végétation, sauf lorsque le mâle chante. Le mâle peut être polygyne et avoir plus d'une femelle sur son territoire. Les jeunes quittent le nid très tôt, entre 8 et 10 jours après éclosion, avant même de savoir voler. La femelle laisse souvent le mâle finir de sevrer les jeunes pour entamer une seconde nichée.

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12 observations
Pic mineur

Ce petit pic très familier affectionne une grande variété d'habitats différents; forêts de feuillus, forêts mixtes, vergers, parcs, banlieues boisées. Bien qu'il utilise les arbres morts pour y excaver son nid, il semble associé surtout aux forêts riches en jeunes arbres et en buissons. Il tambourine sur les troncs, les poteaux et les toits de maison pour attirer les femelles au printemps. Il émet aussi un cri qui rappelle un hennissement, strident et descendant. Le ventre et le dos sont blancs, les ailes sont noires parsemées de taches blanches, la queue est noire, bordée de blanc et la tête est noire avec sourcils et moustaches blanches. Le mâle a une tache rouge derrière la tête. Attention de ne pas le confondre avec le Pic chevelu, son cousin plus gros. En plus de la taille, le Pic mineur s'en différencie par les petites taches noires sur les bandes blanches de sa queue ainsi que par son bec plus court que sa tête.

Faits marquants

L'ouverture de la cavité où se trouve son nid est pratiquement toujours orientée vers le sud ou vers l'est. De plus, comme cette espèce niche dans les arbres déjà morts, le nid serait plus vulnérable aux intempéries et aux prédateurs. Pour pallier ce problème, les jeunes pics sortent du nid après 3 semaines seulement, au lieu de 4 pour la plupart des autres pics.

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35 observations
Petite Nyctale

Cette minuscule chouette est plus petite encore qu'un merle. Discrète et difficile à apercevoir, elle est pourtant très commune dans le sud du Canada. Elle fréquente les forêts denses et humides. Active de nuit, on peut facilement l'approcher durant le jour, quand elle somnole dans un conifère. Elle niche dans les cavités de pics inutilisées, principalement celles du Pic flamboyant et du Pic chevelu. Elle peut aussi se trouver des cavités naturelles ou même utiliser des nichoirs destinés aux pics. À la fin de l'hiver, on peut entendre en soirée les sifflements courts et monotones du mâle qui retentissent loin dans la forêt. Le dessus de son corps est brun parsemé de taches blanches, surtout à la tête autour du disque facial. La poitrine et le ventre sont blancs avec de larges rayures rousses. Le bec est foncé contrairement à la Nyctale de Tengmalm. Le jeune est marron uni sur la poitrine et le ventre, n'a pas de taches blanches autour du disque facial, mais possède un «V» blanc entre les deux yeux.

Faits marquants

Comme la plupart de nos chouettes et hiboux, la Petite Nyctale ne migre pas et reste toute l'année avec nous. Toutefois, les individus à la limite nord de l'aire de répartition effectuent une migration plus au sud en hiver. À la fin de l'hiver, période d'accouplement de l'espèce, la nyctale répond bien aux imitations de son chant. Passée cette période, elle ne répond presque plus.

 

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8 observations
Petit Pingouin

Cet alcidé est le véritable pingouin, fort différent des manchots auxquels on donne souvent à tort le nom de pingouin, et qui n'ont aucun lien de parenté avec les véritables pingouins. Oiseau marin bien adapté à la nage, le Petit Pingouin peut toutefois voler. Il niche dans les falaises de la côte et des îles de l'estuaire du Saint-Laurent. Il hiverne au large. Silencieux en mer, le pingouin émet un croassement très rauque et guttural près du nid: «uuuurrrrr». L'oiseau est entièrement noir avec la poitrine, les flancs et le ventre blancs. Le bec est traversé d'un anneau blanc et une ligne blanche est présente devant l'œil. Un trait blanc est aussi présent sur l'extrémité des ailes. En vol, on peut remarquer le dessous des ailes blanc. En hiver, le trait blanc devant l'œil disparaît et la gorge devient blanche. Le juvénile ressemble à l'adulte en hiver, les deux sexes sont semblables.

Faits marquants

Le Petit Pingouin est le cousin du Grand Pingouin, espèce disparue qui pouvait mesurer jusqu'à 70 cm. Il est disparu au milieu du XIXe siècle. Peu farouche, il a été décimé par l’homme pour sa chair et ses œufs. Ce dernier était incapable de voler, ce qui le rendait plus similaire aux manchots de l'hémisphère sud, et aussi plus vulnérable aux assauts de l'homme.

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3 observations
Pluvier semipalmé

Ce petit pluvier niche dans le nord du Canada, sur les crêtes de sable ou de gravier, le long des plages côtières et dans la toundra. Il peut aussi nicher dans le gravier au bord des routes, non loin des villages du Grand Nord. Vu principalement en migration sous nos latitudes, il fréquente alors les vasières et les plages. Son petit «tchi-oui» aigu et sifflé est répété souvent lorsqu'il s'alimente en groupe à marée basse. Le dos, les ailes et le dessus de la tête sont brun uni, un masque noir se prolonge jusqu'au haut du front, une marque blanche relie les deux yeux, le dessous de l'oiseau est blanc et un seule bande pectorale noire est présente, contrairement au Pluvier kildir qui en possède deux. Le bec est orange au bout noir. En vol, on peut remarquer que sa queue brune est bordée de blanc et que ses ailes sont traversées d'un trait blanc. En hiver, il perd les marques noires de sa tête et sa bande pectorale devient brune. Les sexes sont semblables.

Faits marquants 

Comme son nom l'indique, il porte des petites palmes allant jusqu'à la moitié des doigts, chose très rare chez les limicoles qui ne portent généralement aucune palme. Le nid de ce pluvier, composé de quelques brindilles seulement et déposé à même le sol généralement dans le gravier, est très difficile à repérer car les œufs, fortement tachetés, se dissimulent parfaitement dans l'environnement. Lorsque le parent s'installe sur le nid, il disparaît complètement de la vue, camouflé en milieu à découvert.

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